Semaine dans les Pyrénées du 10 au 18 Août 2019

Après de nombreuses discussions, décisions et contre-décisions, nous partons finalement de Rives le samedi soir vers 19H, après qu’Adrien et Hervé nous aient rejoints. La voiture et la remorque sont bien remplies. Direction Estoher dans le massif du Canigou. Il semble que la météo ne soit pas trop mauvaise par là-bas et ça permet de couper la route vers la Pierre …

Arrivée vers 1H du matin, on jette nos duvets sur le bord de la piste, au milieu de nulle part, là où la route devient trop mauvaise pour continuer, il reste 2km !

Dimanche 11

Finalement, avec la lumière du matin, la route n’est pas si mauvaise et on arrive au parking de départ du canyon du Llech, classé 3.6 sur une échelle de 4 !

Un garde du parc est OK pour nous garder la remorque, et hop, c’est parti.

Arrivés dans l’eau, je me rends compte que j’ai oublié mon casque. Et oui, ça arrive même aux meilleurs ! Super Vévé mettra une petite ½ heure pour faire l’aller-retour avec mon casque ! Merci !

Le canyon est vraiment magique, c’est aqualand avec des sauts, des toboggans et un super toboggan éjectable ! Du vrai bonheur.

De retour à la voiture, un petit sandwich et c’est reparti le canyon du Cady, à 40 minutes de route.

Comme nous n’avons, qu’une voiture, pas ne navette ! On a donc droit à une bonne marche d’approche d’1H30 pour accéder au canyon. Là, l’eau est bien plus froide ! Adrien qui a une 2mm un peu grande se pèle carrément !

Le canyon est lui aussi sympa. On hésité un peu pour trouver la sortie, retour sans encombres à la voiture, il est déjà 20H.

Là, Alex et Laurent nous ont rejoint et ont trouvé une place de camping sauvage bien sympa. Lorsqu’on arrive, ils ont préparé un super repas, les vacances commencent vraiment très bien. Dans la nuit, orage, tout le monde se réfugie sous les tentes …

Lundi 12

Pendant que certains partent vers d’autres activités, Lionel et Patrice feront une journée de route vers Saint Jean Pied de Port, nous arriverons au camping vers 16H et nous aurons la dernière place disponible …

Mardi 13 – Behia Ko Leiza

Participants : Lionel, Patrice
TPST : 12 H

Bonne sortie à 2 dans un -500 tout équipé à part les cordes d’entrée. Un peu de route plus tard, nous sommes dans les magnifiques paysages verdoyants des Pyrénées. On entre vers 9H30 dans le gouffre. Les puits s’enchainent, tout est propre et on arrive rapidement à la chatière de -400. Là, on fait comme Tot nous l’as conseillé, on prend le shunt pour continuer. On descend ce qui nous semble être la Grande Trouée et on arrive enfin au bivouac à -500, il est midi. Là, repas, soupe, … tout ce qu’il faut pour se faire plaisir et on repart visiter ces belles galeries.

On descend vers les galeries semi-actives et un peu plus tard, il me semble reconnaitre une corde. Caramba, on a fait une boucle et on est vers la sortie ! Demi-tour, on essaye de s’orienter et on repart vers la galerie des gours qu’on a décidé de visiter.

En chemin, nous verrons un magnifique panneau d’excentriques et de beaux carreaux de chocolats. Les gours sont en eau et sont magnifiques ! Nous arriverons au siphon des Etoiles et nous continuerons jusqu’au fond de la galerie.

Sur le chemin du retour, encore une boucle ou on tourne en rond, pas très longtemps, heureusement.

On est enfin au carrefour entre les galeries Est et les galeries Ouest. On décide de remonter et de ne pas visiter les galeries Ouest afin de ne pas rentrer trop tard pour ne pas hypothéquer la journée du lendemain.

Mercredi 14 – Bexanta Ko Leccia

Participants : Lionel, Patrice
TPST : 5H – 13 H à 18H

Globalement, journée de « récupération active », il faut qu’on migre de Saint Jean Pied de Port vers la Pierre Saint Martin, en chemin nous avons prévu de visiter le gouffre de Bexanta.

On gare la voiture à l’endroit indiqué puis on attaque la marche d’approche qui monte bien raide direct dans la pente. Comme Lionel n’en a pas assez, on fera un grand détour en montant bien trop haut pour redescendre vers l’entrée du gouffre !

L’entrée du gouffre est un impressionnant P50 avec un câble en travers sur lequel on part. Le gouffre a dû être exploité pour le tourisme à une époque, certainement avec un treuil.

On descend le puits et on tombe dans un enchaînement de salles gigantesques. L’expression de De Joly « la montagne est creuse » prend vraiment tout son sens …

On se baladera dans les différentes salles jusqu’à la salle du Gour où on arrive en balcon à une hauteur impressionnante.

On ne remontera pas trop tard pour préparer la journée du lendemain.

On arrive au camping à Arette avant les copains et on commence à tout déballer et à préparer les cordes pour la grosse explo du lendemain, le Lonné Peyret.

J’appelle Dom pour qu’il nous fasse la sonnette et il me dit qu’il y a déjà une équipe dans le trou. Il pense qu’il s’agit de Dav. J’appelle Dav qui confirme qu’ils ont équipé la veille et qu’ils vont faire le fond en même temps que nous. Je lui propose de partager l’équipement et qu’on déséquipe le trou. Affaire conclue !

Jeudi 15 – Lonné Peyret

Participants : Lionel, Patrice, Alex, Adrien Vévé, Laurent
TPST : 13H

Le temps de se perdre un peu, on est à l’entrée du gouffre vers 11H.

Les puits s’enchainent, à peine 1 heure après, on est à -500, à la base des puits. A cet endroit, on rencontre deux personnes de l’équipe de Dav, car ils ont oublié un pantin et ne veulent pas trop ralentir la remontée …

On enchaine vers le fond dans les grandes galeries avec un chaos de gros blocs.

On arrive à l’embarcadère, pour la suite, il faut se mouiller. Tant qu’on est encore chauds, en 5 minutes, on saute tous dans nos combinaisons néoprènes, et hop, à l’eau … elle est fraîche !

La suite est une rivière magnifique, des formes de galeries sublimes, avec nous 6 nageant dedans …

Les jeunes courent, pas facile pour Lionel de prendre des photos.

Plusieurs fois, la rivière se perd dans des blocs, et il faut toute l’obstination d’Alex pour escalader à droite, à gauche, devant, derrière pour trouver des passages dans les blocs afin de passer les obstacles. Il faut beaucoup escalader, heureusement que la roche accroche bien, car il y a pas mal de passages assez expos … en chemin, on croise Dav qui remonte avec 2 jeunes.

Enfin, nous arrivons dans la salle Stix, -700, terminus de notre descente. La salle est vraiment immense. On prend quelques minutes pour manger, mais pas trop, pour ne pas avoir le temps de se refroidir, le temps d’un selfie, et on repart.

Au retour, la rivière est toujours aussi belle, et les passages paumatoires, toujours aussi paumatoires …

Retour à l’embarcadère, on quitte nos néoprènes, on se rhabille, et cette fois-ci, on sort les réchauds pour faire un peu de chaud bienvenu.

Et c’est reparti dans le chaos. En chemin, Lionel se fera un croche pieds et aura une bonne douleur à la cuisse pour le reste de la sortie et les jours suivants …

Nous voilà à la base des puits, on attaque. Les sherpas sont bien chargés avec nos néoprènes mouillées, et il y a deux cordes de 200m et une de 100m à ressortir … on laisse faire les jeunes, Lionel et moi attaquons la remontée.

A un frac, Lionel me hurle « il y a une grosse tonche ! ». Bizarre, il répare la corde et reprend la montée. En haut du P50, avant le dernier puits, il me hurle « mon croll a coupé la corde » ! Aie ! son croll est usé et est devenu tranchant comme un rasoir et Lionel termine les 2 mètres avant les amarrages en escalade ! Je lui donne du mou par le bas (ce qui ne va pas aider les copains par la suite), il répare la corde et je le rejoins. Toute la montée, je me fais tout petit, espérant que la corde n’est pas abimée au-dessus de moi !

On sort tous les deux, puis les machines nous rejoignent avec leurs énormes sacs de 200m en 9mm. C’est beau d’être jeune et fort !

Vendredi 16

Nouvelle journée de « récupération active » avec cette fois le canyon du Bitet.

Joli canyon, avec une énorme cascade de 35 mètres …

Le canyon a une partie jolie et une partie moins jolie avec plein d’embâcles. C’est fou la quantité de bois qu’il y a dans ce canyon.

On ressort vers 18H30, juste le temps de faire quelque courses pour le repas du soir.

Samedi 17 – Aphanicé

Participants : Lionel, Patrice, Adrien, Laurent
TPST : 13H

Pendant qu’on part faire l’Aphanicé, Vévé et Alex se sont branchés avec Dav et vont faire la traversée Tête Sauvage – Verna. Ils mettront 6h30, et en prenant des photos ! Des machines !

Pour nous, c’est la sortie tant attendue, clou du spectacle, qui nous excite, mais nous fait peur également. Un grand puits de 328 mètres, ça ne s’apprivoise pas tous les jours ! Heureusement, on a que de la 8mm, les kits ne sont pas trop énormes, même avec 565m de corde à 4 !

Juste avant le col de l’Aphanicé, on fait le plein de fromages, et ça y est, on ne peut plus reculer.

Adrien part à l’équipement … le P56, puis le P41, puis on trouve le méandre boueux … et on est à la tête du grand puits !

Adrien part sur une 200m, 1 dèv, 1 frac, puis on est dans la gouttière …. Heureusement que la météo est idéale, car c’est un peu la douche, alors avec un peu plus d’eau … le second frac est carrément sous la douche ! Adrien me hurle qu’il a trouvé la fameuse niche relais à 240 mètres du fond ! Je le rejoins avec le second kit de 200m ! En fait de niche, c’est une pauvre fissure de 50 cm de large sur 5 mètres de haut ! Pas top, mais tout de même providentielle !

Les spits ne plaisent pas à Adrien, et il a bien raison. Il plante un nouveau spit en tête de puits.

Et maintenant, c’est la manip périlleuse de mise en place des cordes. On laisse filer la corde du fond de mon sac de 200m et on noue au passage les deux cordes entre elles. On laisse filer le reste, ça fait un poids effrayant ! Et là, un gros sac de nœud remonte !!! Caramba !!!

Si il faut démêler 300 mètres de cordes qui pèsent hyper lourd et pendent dans le vide, ça ne va pas être simple. Adrien, super stoïque démêle … et finalement la corde est en place.

Il part !

Ce jet de 240 mètres est vraiment très, très, très grand ! Il mettra, et on mettra tous ½ heure à descendre pour ne pas faire chauffer les descendeurs. Côté arrosage, avec la douche qu’il y a plus haut sur la corde, nos bouteilles de refroidissement ne servent à rien, et c’est tant mieux !

C’est mon tour de partir. C’est fou comme le nœud qui est à 100m du haut et encore à 140m du sol est loin, loin, très loin du départ …. à croire que la corde s’est allongée …

On arrive tous enfin en bas du grand puits. C’est la fête. On fait du chaud, on mange un coup, et c’est reparti !

Lionel part en premier avec mon flash. Il a pour mission de s’arrêter tous les 15 mètres et de donner 4 coups de flash, devant, derrière, gauche et droite. J’espère que la photo ne sera pas trop mal. Je n’ai droit qu’à un coup.

Le puits des Pirates

On mettra tous notre âge en minutes pour remonter ce jet de 240 mètres, soit 50 minutes pour moi, contre 35 minutes pour Adrien.

J’arrive en haut, Lionel est au fond de la niche en train de trier ses photos de la semaine. Je lui passe devant et remonte tout en haut du puits avec nos 2 sacs. Adrien suit, puis Laurent. Lionel monter les 2 sacs et on laisse les 2 jeunes déséquiper.

On monte un peu nos kits, puis on redescend déséquiper les puits d’entrée alors qu’Adrien et Laurent sortent avec leurs charges.

On est dehors à minuit, retour au camping pour fêter cale dignement, champagne, bières, fromage et saucisson. Le repas parfait !

Au total, sur la semaine, on aura remonté 1600m de cordes ! Pas mal !

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Scialet des Choucas

Participants : Lionel, Arthur, Michel, Arnaud et Patrice
TPST: 13H

Ça fait bien longtemps que Lionel me parle de son envie d’aller visiter le Scialet des Choucas, sur le Pic Saint Michel. Malgré une météo pas vraiment prometteuse, Lionel a foi en MétéoBlue. Et c’est ainsi qu’on se retrouve à 6H45 sur le parking de Sassenage …

Une fois sur le parking du stade de neiges de Lans en Vercors, nous faisons les kits et on se répartit les charges pour la marche d’approche. Il est 8H00, et c’est parti pour 1H30 de marche bien chargés. La neige ne nous gêne pas trop et pas de pluie… Nous arrivons au trou et à 10H00, je commence à équiper le 1er puits. On part sur un arbre, puis un autre arbre, puis un spit, il manque déjà un spit, il faut sortir la chignole … puis une dèv, rechignole… les choucas tournent autour et n’aiment pas trop être dérangés. Je continue à bricoler des AF… et je suis enfin au fond du puits. Pas de suite !!!!

Lionel remarque une lucarne un peu plus haut ! Caramba, il faut que je remonte une 20ène de mètres et on repart dans une autre direction.

Puis s’enchaîne un boyau sévèrement désobstrué sur toute sa longueur, un petit puits et le « méandre à banquette ». On tourne un peu en rond, et on parcourt un méandre actif « assez étroit » qui n’est pas super facile à aborder. Au final, nous trouverons tous que le retour est plus aisé que ce qu’on ne craignait !

Puis la zone des grands puits s’enchaîne. Ces puits sont magnifiques. En bas du puits de l’Épiphanie, pas de doute, on passe dans l’Hauterivien. Le gouffre, jusque là très propre devient plus boueux et surtout le calcaire est vraiment de mauvaise qualité. On doit aller assez loin pour trouver du bon caillou afin de planter 2 spits pour un début de main courante. Deux petits puits et on est dans une trémie qui ne donne pas super confiance. On termine dans une salle où un affluent coule. Certainement la suite est là en haut de l’escalade. On a bien fait de ne pas prendre les cordes suivantes, il n’y a pas de corde en place et personne ne se sent pour partir en libre… Il est 17H30. On aura planté 5 spits et fait 10 AF. L’équipement global était un peu léger…

On attaque la remontée. Arthur au déséquipent. Tout s’enchaîne bien. On est en haut du puits des Tickets à 20H. La progression ralentit un peu dans le méandre, bien que ça soit plus aisé qu’imaginé. On rejoint tous les collègues dans le méandre à banquettes où Arnaud et Michel sont perdus… impossible de se rappeler par où on est venu. Je suis le seul à me rappeler du parcours et le chemin vers la surface reprend. On réveille les Choucas dans la montée, qui font un peu peur. On ne sait pas vraiment si ça peut être agressif, ces bêtes là ! C’est un coup à choper la grippe aviaire, ce trou là !

Les choucas à la sortie …

Arthur sort, il est 23H, il pleut modérément, et comme il est le plus jeune, le plus fort, prendra le sac le plus lourd, et c’est parti vers la vallée. Finalement, on aura besoin de l’aide du GPS pour ne pas descendre trop bas et bifurquer à temps… on ne mettre pas moins de temps à descendre que pour monter le matin.

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Falconette – Traversée Conche Rochance

TPST: 6H30
Participants: Lionel, Patrice, 1 corde de 60m chacun

Départ 7H30 depuis Chirens, 1H30 de route.
On s’équipe rapidement puis on file droit à la Rochance vérifier qu’il y a bien des cordes en place. On trouve l’entrée sans difficultés grâce à la technologie GPS. Les cordes sont bien en place, on file à la Conche. Entre les 2 entrées, à vol d’oiseau, il y a au moins 280m !

Il est 10H, on entre sous terre, Lionel referme la trappe.
On tire le 1er rappel, ça y est, c’est parti, on a passé le point de non-retour, il va maintenant falloir trouver la suite …
Les rappels s’enchainent, c’est classe.
Il est 11H20, on pose le pied dans le collecteur. On est étonnés d’avoir mis aussi longtemps alors qu’on n’avait pas l’impression de trainer.

Lionel regarde la boussole et on part vers l’ouest. On va essayer de ne pas se tromper tout de suite !
C’est un trou spéléo, sans être étroit, ce n’est pas vraiment large non plus !
Il faut suivre les traces de passage, même si parfois ça n’est pas super claire. A un moment, on croise la topo posée dans une sorte de laminoir, mais ça commence à être bizarre … on fait demi-tour et on trouve le passage par en-dessous.

Il est 12H30, on arrive au bas du puits du singe. Petit casse-croûte, on abandonne nos sacs et on part faire la boucle que nous a conseillé Bruno.
On rebrousse le petit méandre et on tourne à gauche vers … la boue. On enchaine, on passe sur des bâches qui permettent de ne pas se vautrer trop dans la boue.
La galerie change de direction et remonte. On arrive à une énorme marmite percée, pas de doute, c’est le départ de la galerie du sabre. D’ailleurs, on met la main sur le sabre ! Vraiment classe. Il y a plein de plaques qu’on prend pour des bouts de planches au premier abord ! Bruno m’expliquera qu’en fait c’est des limons concrétionnés. Ce qui n’a pas concrétionné a été évacué !

On s’enfonce assez loin dans la galerie du sabre, on passe une grande vire aux puits de la lessive, puis on continue jusqu’au puits d’après. Il est 13H40, on décide de faire ½ tour. La galerie du sabre nous paraitra plus rapide au retour !

On prend à droite et on s’engage dans la galerie de la farine. Pas de doutes, on sait pourquoi ça s’appelle comme ça. A chaque intersection amont-aval, on monte … finalement, on bute en haut d’une corde sur une désob. En fait, on a mal regardé, Bruno me confirmera que ça passe et que ça permet de rejoindre le haut des puits du singe.
Demi-tour dans le méandre, vers l’aval. Quelques passages pas évidents et on arrive au bas du puits du singe.
On traverse le pont de singe et on récupère nos sacs. Il est 14H45. On attaque la remontée.

Petite halte pour faire le tour de la galerie Manu Cavet et remonter dans les amonts.
On reprend la montée, puis le dernier méandre dans lequel il y a eu un travail d’élargissement de dingue et on est dehors à 16H30.

Super sortie, merci Bruno pour les infos et bravos à tous les spéléos locaux.


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Tasurinchi

Participants: Patrice, Lionel, Guiseppe, Thierry M et Gilles (Tulins)
TPST: 5H

L’ami Flo a pour projet de DE d’équiper le Tasurinchi en traversée afin que ça devienne une classique. Pour cela, il est actuellement équipé en fixe. C’est le moment d’en profiter!

Tasurinchi

Départ du Cirque de Saint Même pour une belle montée par le pas de la Mort!

 

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Le Golet de Source Vieille

Participants: Gavial, JJDJ, Michel, Patrice et Lionel (CSCT)
TPST: 12H

Idée de sortie sur une proposition de Lionel, petite visite au collecteur de l’Alpe par l’accès le plus rapide.
Départ vers 8H, direction la Plagne, au pied du Granier. Le temps de peaufiner nos sacs à dos, nous commençons la marche d’approche à 8H45. En chemin, nous sommes doublés par deux personnes parties sauter en wingsuit depuis la tête du Lion … je pensais qu’il n’y avait que des gens sans cerveaux pour faire ça, ils paraissaient normaux ….

Nous faisons une halte à la bergerie pour mouiller les cordes. Il y a pas mal de gens qui y campent. Nous arrivons au trou à 11H, facile à trouver sur le bord du GR.

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Lionel commence à équiper. On pensait qu’il y avait très peu de spits, à en croire la fiche d’équipement, il semble que ça ait été rééquipé. Rapidement, on se rend compte qu’on consomme plus d’amarrages que prévu, il faut éviter les trucs à visser (plaquettes et as). On fait donc des trous à la chignole quand c’est possible et adéquat pour passer nos sangles et dyneemas.

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Les puits s’enchainent, sympas, jolis, grands, propres. Il faut nettoyer les têtes de puits, normal! Juste le haut du P47 est très étroit, Lionel aura bien du mal à l’équiper …

Je prends la suite de l’équipement à la base du P47. Le P90 est magnifique. Lionel reprend la suite de l’équipement. On touche pied sur le « gros coco », sans s’en rendre compte tout d’abord. On cherche la suite, et c’est sous le « caillou » qu’on comprend où on se trouve! On a du louper quelque chose, la corde suivante est trop courte. Chouette, un passage de nœud avec une corde de secours!

Ceux qui avaient rééquipé ont du avoir le même problème que nous car la suite est nettement moins riche en spits. On continue nos lunules, quelques petits puits, un bout de méandre plein de moonmilch et c’est le collecteur, magnifique!

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La rivière est assez large, pas mal de débit, ambiance sombre, c’est vraiment chouette. On trouve une plage pour manger, il est 16h45. On remonte l’amont, rapidement, on a de l’eau en haut des cuisses … plus de volontaires. On descend l’aval, peut-être 100m et là, il faudrait nager … plus non plus de volontaires ! Dommage, demi-tour, on attaque la remontée.

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Je déséquipe tout du long, en notant la fiche d’équipement. Tout le monde est dehors à 23H. Le plus dur reste à faire … Après une pause à la bergerie, petit détour pour certains qui trouvaient le chemin trop court …

On est à la voiture à 2H. Lionel et moi trions le matos, histoire que chacun récupère ses morceaux. On n’a rien perdu.

Vraiment chouette cette sortie, et pas trop difficile!

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Grotte de Saint Marcel

Participants: Alexane, Patrice, SC Tullins
TPST: 6H

Nous profitons de l’invitation du SC Tullins pour un petit WE en Ardèche.

Le dimanche sera consacré à la visite de Saint Marcel, réseau 1 et 4.
Cette grotte est toujours aussi impressionnante par ses volumes et ses concrétions.

Toutes les photos.

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Canyon de Pissevieille

Participants: Alexane, Patrice, Lionel, Giuseppe

Pour l’après midi, suite à notre rappel d’Autridge, le canyon sec de Pissevieille qui se termine par un plein gaz de 80 mètres.
Nous partons tous les 4, marche d’approche agréable de 3/4 d’heure puis nous rejoignons le cours de la rivière qui est à sec. Vu la hauteur des broche, il vaut mieux que le canyon soit sec aujourd’hui, car ça doit vraiment pulser …

On descend les petites cascades sympas dans un canyon très encaissé, puis c’est impressionnant, nous débouchons sur le bord de la falaise …

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Là, c’est impressionnant, il ne faut pas se tromper dans les manips de cordes pour rappeler main courantes, cordes, …

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Toutes les photos.

La vidéo est en seconde partie de la vidéo Autridge.

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Grand rappel d’Autridge

Participants: Patrice, Alexane + SC Tullins (Lionel, Giuseppe, Thierry M)

Nous profitons de cette invitation du Spéléo Club de Tullins pour aller faire le grand Rappel d’Autridge dont j’avais parlé avec Lionel à l’occasion.

Ce rappel se fait le long d’un pilier rocheux qui surplombe l’Ardèche. 180m plein vide. Le pied.
Lionel et moi partons équiper, nous avons une 9mm et une 8.5mm en 200m, toutes neuves mais lavées. Nous avons cependant un doute sur le freinage des cordes car elles sont toutes neuves. Je propose à Lionel de se longer l’un à l’autre et que les suivants fassent pareil 2 par 2, on ne sait jamais …

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La descente est magnifique et procure les sensations attendues …
Giuseppe fait un refus d’obstacle, nous serons rejoints par Alexane et Thierry Merle qui kiffe à mort (sic).

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Guiseppe et Mathieu nous rejoignent en bas à pied. Ils remontent à pied avec Thierry, Alexane, Lionel et moi remontons par la corde. La remontée est plaisante …

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Nous réussirons à convaincre Giuseppe à descendre accompagné longé à son Lionel. Ça vous change un homme. Bravo Giuseppe!

Toutes les photos.

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Peljonc

Participants: Sortie EDS ASV, Patrice, Alexane
TPST: 9H

Sortie EDS ASV, le plan initial était de monter en ski de rando au Pic Saint Michel pour le Scialet des Choucas.
La météo est lamentable, on se replie sur le Peljonc, qui a zéro marche d’approche.

Bab propose d’aller faire une escalade et également de mesurer les courants d’air afin de voir où ils se perdent pour chercher la suite ….

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Ce n’est pas un trou qui laisse un souvenir impérissable, rien de large sans être étroit, assez boueux, voir pas mal boueux.

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Glacier de Ferpecle

Départ le vendredi soir. Le rendez-vous est prévu à Crolles. Alexane quitte les cours vers 17H40 à Voiron, saute dans le bus et vient me rejoindre à Grenoble. C’est le début de la course …

Nous nous rejoignons sur le parking du Casino Crolles. Les voitures s’organisent et c’est le départ. Dans le feu de l’action, Tom fait un contresens et repart vers Grenoble ….

On passe récupérer Barnabé à Chambéry et nous arrivons finalement sur le parking au bout de la Suisse vers 23H30. Le temps de se dégourdir les jambes, on déballe les tentes et chacun se sauve dans son sac de couchage, il ne fait pas super chaud …

Lever 8H. Dur, dur, il ne fait pas chaud. Le temps de déjeuner … de faire les sacs (qui étaient faits, mais qu’on refait), et finalement, en route, il est déjà 10H00. Alex et Tom partent acheter du pain et nous rejoindront.

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La montée est sympa, les paysages magnifiques. Bab nous donne quelques explications glaciaires.

Nous arrivons vers midi. On installe les tentes et y jette sacs de couchage et habits de rechange pour partir vers les moulins avec nos sacs réduits au minimum. Nous mangeons et hop, c’est parti.

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Nous attaquons le glacier. La première partie est assez plate et pas trop lisse, pas besoin de mettre les crampons. A mi-hauteur, arrêt crampons. On passe devant des moulins que Bab nous propose de garder pour le retour. Finalement, c’est décidé, on va essayer celui-là. Il y a deux entrées, on fait deux équipes. Alex équipe d’un côté et Chris de l’autre.

D’un côté comme de l’autre, la descente dans le long de la glace est magnifique. Au fond, ça queute ! On croise les équipes pour remonter, et on peut même remonter sans corde par un troisième chemin dans un passage entre glace et roche.

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On déséquipe, on reprend nos sacs et on redescend voir les moulins entrevus à la montée. Là encore, 2 moulins côte à côte (et même 4), deux équipes. Pour nous, un puits d’entrée magnifique, d’un bleu intense. Tout est beau ! Le trou creusé avec la broche à glace laisse voir par transparence le taraudage dans la glace … On est sur le granit dans une grande salle avec le plafond qui a une forme de voûte bizarre. Je mets un moment à comprendre que la glace qui avance est extrudée par la roche en amont ! La grande salle est éclairée en bleue par la lumière du jour au travers le glacier. Dans l’épaisseur, on voit des cailloux prisonniers, tels des piranhas emprisonnés dans la glace. Le tout est recouvert d’une fine poussière de pierre : de la farine de glacier !

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Au fond, c’est bouché, Bab nous croise à la remontée. Soudain, il vient nous rechercher : « ça continue ! Passez des cordes et des broches … ». On redescend. Bab équipe un passage un peu étroit, on descend un petit puits et c’est terminé. On voit la rivière sous le glacier par une lucarne, mais c’est trop petit !

On change de moulin. Là aussi, une grande salle avec des empilements de strates de glaces et des formes d’extrusion. Petit parcours ludique avec une étroiture, on peut même ressortir par une autre entrée.

Il est tard, il faut nuit. Il est temps de redescendre. Bab et Alain jettent un œil au moulin voisin.

Retour aux tentes vers 9H. Repas sympathique, soupe, pâtes, … et il est déjà 11H ! Bab et Alain rentrent tout excités, le moulin est prometteur, c’est là qu’il faut aller demain matin …

8H du mat. Bab sonne le réveil depuis sa butte « il est l’or, monseignor, il est l’or … ». Difficile de sortir du sac de couchage, même si il a fait moins froid que ce qu’on ne craignait. Comme prévu par la météo, il a un peu neigé. Chacun émerge et on se réuni autour des réchauds pour le petit déj.

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On repart à l’assaut du glacier, direction le fameux moulin. Pas de grand et c’est aussi bien, parce que la veille, on était passé à côté de ce moulin et ça coulait dans les puits. Là, c’est à peu près sec. La descente est vraiment magnifique, dans un beau paysage de glace. Deux puits plus tard, on est sur la roche. On déchausse les crampons et on part vers l’aval où la rivière s’engouffre. Il est déjà presque midi !

Les jeunes font la topo. La rivière file, roche au sol et glace au plafond. On arrive dans une salle avec un petit ressaut à équiper. Le plafond est bleu, c’est vraiment super. On est comme sous une coupole !

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On continue à descendre, l’heure tourne, il est midi et demi. On arrive à ce qui pourrait être le fond. Ça pince, il faudrait se mouiller pour aller voir plus loin si le plafond se relève. Bab sonne le demi-tour. On ressort vers 13H. le temps de tout ranger et retour au camp pour le repas.

Il est 3H quand en prend le chemin du retour. Une heure plus tard, on est aux voitures. Plus que 4H de route et on est à la maison !

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